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LE MAASAÏ-MARA, MYTHIQUE RÉSERVE NATIONALE DU KENYA, EST LE PARC DE TOUS LES SUPERLATIFS. IL FÛT L'INVENTEUR ET LE PIONNIER DES SAFARIS-PHOTOS. TOUS LES REPRÉSENTANTS DE LA GRANDE FAUNE AFRICAINE Y SONT TOUJOURS PRÉSENTS !

Sauver les guépards de Masaï Mara au Kenya

Les touristes du monde entier, amateurs d'observations animalières et de safari-photo, s'y donnent rendez-vous chaque année. Il s'agit de l'un des parcs animaliers les plus célèbres du continent africain.


Il jouit d'un micro climat particulier : la proximité du gigantesque lac Victoria, le lac le plus grand d'Afrique, génère des turbulences colossales à l'origine d'orages qui provoquent des précipitations abondantes et régulières tout au long de l'année, sur les 6000 km² de plaines herbeuses que compte l'écosystème Maasaï-Mara et ses aires de conservation limitrophes.


Ce biotope unique est propice à l'établissement de millions d'herbivores, plus nombreux ici que nulle part ailleurs. Et qui dit herbivores dit prédateurs ! Les lions, léopards, guépards, hyènes et crocodiles, pour ne citer que les plus grands d'entres-eux, régissent l'équilibre séculaire des savanes africaines depuis la nuit des temps.


Aujourd'hui, l'équilibre de l'écosystème Maasaï-Mara est gravement menacé. Les causes de ce déséquilibre sont multiples et clairement identifiées : le braconnage et le trafic d'animaux, la déforestation et le dérèglement climatique (qui augmente et intensifie les périodes de sécheresse), la tradition du brûlis sans contrôle, la pollution, le tourisme de masse...

La principale menace cependant est le grignotage continu de l'aire de la réserve nationale elle-même (1500 km²), induite par la pression humaine, les éleveurs masaïs notamment.


La culture masaï a sans doute permis, dans une certaine mesure et jusqu'à présent, la préservation de l'écosystème du Maasaï-Mara. Ce peuple fier d'éleveurs de bétail, autrefois nomade, a toujours vécu en harmonie sur les mêmes territoires avec la grande faune africaine. N'étant définitivement pas chasseurs (le lait et la viande issus des troupeaux leur assurant une source inépuisable de protéines), les masaïs n'avaient que peu d'impact sur les espèces qu'ils côtoyaient.

L'expulsion des tribus des réserves et parcs nationaux (pour laisser le champ libre à l'activité du tourisme de vision) a réduit la superficie de leurs terres et les ont contraint à une sédentarisation, inévitable et définitive. Dans le même temps, parallèlement à la courbe exponentielle de la démographie kenyane (plus de 40 millions d'habitants aujourd'hui) la demande en terres agricoles a explosé. Le statut social masaï étant directement lié au nombre de vaches notamment qu'un éleveur possède, ce processus s'est accéléré et amplifié. Ainsi, les populations, désormais propriétaires de dizaines de milliers de têtes de bétail, se retrouvent aujourd'hui prises en étau entre des fermes agricoles clôturées et les limites de la réserve ! Les maigres pâturages surexploités sont bien vite rasés, les masaïs et leurs troupeaux n'ont alors d'autres alternatives que de pénétrer au sein même de la réserve ou des aires de conservation, entrant alors en compétition avec la faune sauvage et soumettant leur bétail à la prédation. Les conflits, notamment avec les lions et guépards sont de plus en plus fréquents et se terminent souvent par l'élimination (sagaie, tir ou poison) des prédateurs jugés trop audacieux !

 

La quête permanente de nouveaux pâturages incite masaïs et autorités gestionnaires du parc à pratiquer les brûlis sur de vastes étendues, pratique ancestrale qui permet la repousse rapide d'une herbe verte très riche et nutritive, aussi bien appréciée des bovins domestiques que par les herbivores sauvages. Si elle peut donner l'illusion, pour un temps, d'un sursis, ses effets sont pervers : le feu élimine sans discernement, outre les vieilles pailles, insectes, tortues, serpents, petits mammifères, oisillons et oeufs au nid, jeunes animaux, arbustes naissants.


Sauver les guépards de Masaï Mara au Kenya

L'ÉQUILIBRE FRAGILE DE LA SAVANE EN EST GRAVEMENT MENACÉ ET LA CHAÎNE ALIMENTAIRE S'EN TROUVE BOULEVERSÉE. IL N'EST NULLEMENT BESOIN DE CHIFFRES OFFICIELS, D'AILLEURS INEXISTANTS, POUR CONSTATER LA BAISSE DRASTIQUE ET CONTINUE DES LIONS, GUÉPARDS, SERVALS ET AUTRES CARACALS...